À quoi ressemble un bon site de couvreur
Quelqu’un qui cherche un couvreur a rarement le temps de lire. Soit il a une tache au plafond, soit il prépare une réfection qu’il repousse depuis deux ans. Ces deux visiteurs n’attendent pas la même page.
Mis à jour le 2026-08-20 · Andrei Chirtes, 2Cafés
Une entreprise de couverture reçoit trois types de demandes, et une seule page d’accueil pour les servir toutes :
- L’urgence. Une tuile est tombée, une tache s’élargit au plafond. Le visiteur cherche un numéro et un délai. Il ne lira rien d’autre.
- Le projet. Une réfection complète, un budget à prévoir, plusieurs devis à comparer. Celui-là lit tout, plusieurs fois, et compare les entreprises entre elles.
- La vérification. Un voisin a donné votre nom. Le visiteur veut simplement s’assurer que l’entreprise existe, qu’elle est assurée et qu’elle travaille dans le secteur.
Une page qui essaie de parler aux trois en même temps, avec le même ton, ne convainc aucun des trois. Le choix se fait selon ce qui fait vivre l’entreprise : si le dépannage représente l’essentiel du chiffre, le numéro passe avant tout le reste.
Ce qui doit tenir dans le premier écran
Le premier écran, c’est ce qui s’affiche sur un téléphone avant tout défilement : environ 660 pixels de haut sur un iPhone récent, barre d’adresse comprise. Quatre choses y ont leur place, rarement plus :
- Le métier et la commune, en clair. « Couvreur à Bellenaves » en dit plus que « l’excellence au service de votre habitat ».
- Le numéro de téléphone, cliquable, et l’information de qui décroche.
- Le rayon d’intervention en kilomètres ou en communes. C’est la première chose qu’un visiteur vérifie, et celle qui manque le plus souvent.
- Une photographie de toiture réelle. Pas une image de banque : un chantier reconnaissable, avec le bâti de la région.
La preuve, chez un couvreur, c’est le chantier
Un particulier ne sait pas juger une couverture. Il juge ce qu’il peut vérifier :
- Des photos de vos chantiers, pas de photos génériques. Une tuile de pays d’Allier ne ressemble pas à une ardoise d’Anjou, et le visiteur du coin le voit.
- L’assurance décennale, avec le nom de l’assureur et l’année. C’est une obligation légale pour les travaux de bâtiment ; l’écrire noir sur blanc rassure plus qu’un long paragraphe sur le sérieux de l’entreprise.
- Le numéro SIRET et l’ancienneté. « Depuis 1979 » est une information, pas un argument — c’est pour ça qu’elle porte.
- Une qualification si vous en avez une (Qualibat, RGE). Sinon, ne pas en inventer l’équivalent avec un logo maison.
Ce qu’on peut retirer sans rien perdre
Sur la plupart des sites de couverture, trois blocs occupent de la place sans jamais être lus : le carrousel d’images en haut de page, la liste de quinze prestations toutes formulées pareil, et le paragraphe « notre histoire » quand il ne raconte rien de particulier. Un site de couvreur utile tient en une page qui répond à quatre questions : qui, où, quoi, comment vous joindre.
Trois pages complètes, à ouvrir
Trois partis pris différents pour le même métier. Les entreprises sont inventées, les pages sont réelles et entièrement rédigées.
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Exemple
L’urgence après la tempête Couverture
Clair et décidé, le numéro et les délais avant tout
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Exemple
Ardoise, tuile et zinc Couverture
Sombre et feutré, la matière en grand
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Exemple
L’entreprise du village Couverture
Éditorial et chaleureux, trois générations racontées sobrement
Votre site de couvreur, écrit et mis en page avant que vous décidiez.
Je réalise la première version en entier, avec vos photos de chantier et votre zone d’intervention. Vous la voyez finie ; ensuite seulement vous dites oui ou non.