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À quoi ressemble un bon site de maçon

Personne ne choisit un maçon en cinq minutes. Le client prépare son extension depuis des mois, revient sur votre site plusieurs fois et compare. La page doit répondre à ses questions avant qu’il ait besoin de les poser.

Mis à jour le 2026-10-22 · Andrei Chirtes, 2Cafés

Un maçon est rarement appelé dans l’urgence. Le client qui cherche un maçon prépare son chantier depuis des mois, parfois des années. Il compare, il demande à son entourage, il revient sur votre site deux ou trois fois avant d’écrire. La page doit tenir sur la durée.

Les demandes se rangent en quelques familles, qui n’attendent pas la même chose :

  • Le gros projet. Une extension, un garage, une maison neuve, une grange à transformer. Le client veut voir des chantiers comparables, comprendre les étapes, savoir quand vous pourriez commencer.
  • Le petit chantier. Une dalle, un muret de clôture, un seuil à reprendre, un escalier extérieur. Le client se demande surtout si vous prenez ce genre de travail.
  • La transformation intérieure. Ouvrir un mur porteur entre cuisine et séjour, créer une baie. La question est la sécurité, et qui fait le calcul.
  • La réparation. Une fissure qui s’élargit, un mur de clôture qui penche après un hiver humide. Celui-là veut un avis rapide et quelqu’un qui se déplace.

Sur la page d’accueil, dites clairement lesquelles vous prenez. Un maçon qui écrit « pas de petits travaux avant le printemps » ou « chantiers à partir d’une semaine de travail » perd quelques appels et gagne beaucoup de temps.

Le premier écran : métier, secteur, et quand vous êtes disponible

Sur un téléphone, le haut de la page porte quatre informations :

  1. Le métier et la commune. « Maçonnerie générale et rénovation à Saint-Pourçain-sur-Sioule ». Pas « votre partenaire construction ».
  2. Le secteur, en communes ou en kilomètres. Pour un chantier de plusieurs semaines, c’est la première chose que le client vérifie.
  3. Le délai de démarrage, même approximatif. « Nous démarrons les chantiers d’extension à partir de mars » est une information rare, et elle évite des appels qui n’aboutiront pas.
  4. Le numéro et un bouton de demande de devis, côte à côte. Le client d’un gros projet préfère souvent écrire ; celui d’une fissure préfère appeler.

Une photo de vos chantiers suffit en fond. Évitez la maison neuve de catalogue de constructeur : vos visiteurs connaissent le bâti du coin, ils voient tout de suite qu’elle ne vient pas de chez vous.

L’urbanisme, la question que tout client se pose

Avant même le devis, le client d’une extension se demande s’il lui faut un permis. Une réponse courte et juste sur votre site le retient, et montre que vous connaissez votre affaire.

Surface créée par l’extensionEn zone urbaine d’un PLUAilleurs
Jusqu’à 20 m²Déclaration préalableDéclaration préalable
De 20 à 40 m²Déclaration préalable, sauf si la maison dépasse alors 150 m²Permis de construire
Plus de 40 m²Permis de construirePermis de construire

Source : Service-public.fr, « Quelle autorisation d’urbanisme pour un agrandissement ou une surélévation ? », page vérifiée le 11 décembre 2024. Hors site protégé ; la mairie reste seule juge du cas précis.

150 m²Au-delà de cette surface de plancher totale après travaux, le recours à un architecte est obligatoire pour une maison. C’est souvent ce seuil qui décide de la taille d’une extension.

Source : Service-public.fr, même page.

Inutile d’en faire un cours de droit. Trois lignes, ce tableau, et la phrase « nous vous aidons à préparer les plans et le dossier pour la mairie » si c’est le cas. Si vous travaillez avec un dessinateur ou un architecte, dites-le.

Les preuves qui comptent chez un maçon

Des chantiers racontés de bout en bout

En maçonnerie, le plus important disparaît vite : les fondations sont enterrées, le ferraillage est noyé dans le béton, le mur est enduit. Un chantier présenté avec trois ou quatre photos prises aux étapes — terrassement, fondations, élévation, fini — montre ce que le client ne verra jamais une fois la maison habitée. Ajoutez la commune, la surface et la durée. Le guide sur les photos de chantier pour son site donne la méthode pour les prendre au téléphone.

Le savoir-faire sur le bâti ancien

Si une partie de vos chantiers se fait sur des maisons anciennes — murs de pierre, enduits à reprendre, granges à transformer —, montrez-le avec un chantier précis : un mur rejointoyé à la chaux, un linteau repris, une ouverture créée dans un mur épais. Le propriétaire d’une vieille maison cherche justement quelqu’un qui ne va pas la couvrir de ciment.

L’assurance décennale, avec les activités couvertes

Pour un maçon, l’assurance décennale est obligatoire avant le début des travaux, et son attestation doit accompagner les devis et les factures. Sur le site, écrivez le nom de l’assureur et les activités couvertes : la garantie ne vaut que pour les activités déclarées, et un client averti le vérifie. Le guide afficher l’assurance décennale sur son site détaille ce qu’il faut écrire.

Une qualification, si vous en avez une

Qualibat délivre des qualifications par activité. Elles sont volontaires : la loi demande seulement un CAP, un BP ou trois ans d’expérience attestés. Si vous en avez une, son nom exact et un lien vers l’annuaire de l’organisme suffisent. N’inventez pas de label maison pour faire le poids.

Ce qu’on peut retirer sans rien perdre

« Tous travaux de maçonnerie » ne dit rien : soit vous faites tout, soit vous détaillez. La liste de quinze prestations rédigées pareil — « maçonnerie générale », « petite maçonnerie », « gros œuvre » — peut se ramener aux quatre familles de demandes que vous acceptez. La page « nos valeurs » qui parle de sérieux et de passion ne convainc personne, alors qu’une photo de fondations bien ferraillées le fait.

Les erreurs qu’on voit le plus souvent

  • Aucun délai affiché. Le client appelle, apprend que vous êtes pris pour six mois, et vous avez perdu un quart d’heure chacun.
  • Des photos qui ne viennent pas de vos chantiers. Images de banque ou maisons de catalogue : un visiteur du coin le voit au type de toit et de crépi.
  • Le formulaire de devis qui ne demande rien. Nom, téléphone, message libre : vous rappelez pour poser toutes les questions. Demandez la commune, le type de travaux et une photo de l’existant. Le guide sur le formulaire de demande de devis montre quels champs garder.
  • Un site figé depuis des années. Le dernier chantier présenté date d’une autre décennie ; le client se demande si l’entreprise existe encore.

Combien de pages pour un maçon

Une page d’accueil, une page par grande famille de travaux que vous faites vraiment — construction et extension, rénovation de bâti ancien, petits travaux — et une page de réalisations à laquelle vous ajoutez un chantier de temps en temps. Chaque page répond alors à une recherche précise, au lieu d’une seule page qui essaie de tout dire. Si vous faites aussi le ravalement, la page sur le site d’un façadier traite ce métier à part. Pour voir à quoi ressemble une page finie dans d’autres métiers du bâtiment, les exemples de sites sont à ouvrir.

Questions fréquentes

Faut-il mettre son attestation décennale en ligne ?

Pas forcément le document entier. Le nom de l’assureur, les activités couvertes et la zone géographique suffisent sur le site. L’attestation complète accompagne déjà chaque devis et chaque facture, comme la loi l’exige pour un maçon.

Dois-je afficher des prix au mètre carré ?

Pour un projet, rien ne vous y oblige, et un prix au mètre carré sans visite induit souvent en erreur. Pour les petites réparations chez des particuliers, en revanche, la maçonnerie fait partie des métiers qui doivent annoncer leur taux horaire, leurs frais de déplacement et leurs forfaits, y compris en ligne.

Est-ce à moi d’expliquer les démarches d’urbanisme ?

La décision revient à la mairie et au client, mais une explication courte sur votre site rend service : déclaration préalable jusqu’à 20 m² créés, ou 40 m² en zone urbaine d’un PLU, permis de construire au-delà, architecte si la surface totale dépasse 150 m². Renvoyez toujours vers la mairie pour le cas précis.

Qualibat est-il obligatoire pour un maçon ?

Non. Pour exercer, il faut un CAP, un BP ou un titre équivalent, ou trois ans d’expérience attestés par la chambre de métiers. Qualibat est une qualification volontaire. Si vous l’avez, affichez le nom exact de la qualification et renvoyez vers l’annuaire de l’organisme.

Faut-il montrer les petits chantiers ?

Oui, si vous voulez en recevoir. Un muret, une dalle de garage ou une reprise de seuil se photographient vite et montrent au client que vous ne réservez pas votre agenda aux grosses extensions. Si vous ne prenez plus les petits travaux, écrivez-le aussi.

Votre site d’artisan, avec vos chantiers et votre secteur.

Nous le construisons avec vos photos et votre zone d’intervention, pour 790 €, puis 50 € par mois pour l’héberger et le suivre. Avant de décider, nous pouvons vous montrer une maquette gratuite de votre page d’accueil.

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