Combien de pages faut-il à un site d’artisan ?
Une page suffit à beaucoup d’artisans. D’autres perdent des appels faute d’une page par type de travaux. Le bon nombre se déduit de ce que vos clients tapent dans Google.
Mis à jour le 2026-10-22 · Andrei Chirtes, 2Cafés
« Combien de pages ? » est souvent la première question posée à un prestataire, parce que certains devis de création se calculent à la page. C’est pourtant la mauvaise façon d’entrer dans le sujet. Le bon nombre se déduit de ce que vos clients tapent dans Google, et de ce dont ils ont besoin pour vous appeler.
En bref : comptez une page par type de travaux que les clients cherchent séparément, plus les pages légales. Pour un artisan d’un seul métier sur un secteur, une page d’accueil complète et les mentions légales suffisent souvent. Pour un métier qui mêle urgence et gros projets, ou plusieurs métiers, comptez de trois à six pages utiles.
La règle : une recherche, une page
Google classe les pages une par une. Quand quelqu’un tape « débouchage canalisation Vichy », Google cherche la page qui répond le mieux à cette demande-là. Si votre seule page parle à la fois de dépannage, de chaudières et de salles de bains, elle répond à moitié à chacune.
Prenez un plombier chauffagiste. Trois clients le cherchent :
- celui qui a une fuite sous l’évier, ce soir, et veut un numéro ;
- celui qui veut remplacer sa vieille chaudière et compare les solutions ;
- celui qui refait sa salle de bains et veut voir des réalisations.
Trois demandes, trois façons de lire. Une page pour chacune leur parle mieux qu’une page qui mélange tout. La page site de plombier détaille ce découpage pour ce métier.
Les pages qu’on ne peut pas sauter
- Les mentions légales : obligatoires pour tout site professionnel. Ce qu’elles contiennent est expliqué dans notre guide des mentions légales d’un site d’artisan.
- La politique de confidentialité, dès que le site recueille des données, par exemple avec un formulaire de contact : voir RGPD et formulaire de contact.
Le contact, lui, n’a pas besoin d’une page à part : un numéro cliquable en haut de chaque page et un formulaire en bas de la page d’accueil font le travail.
Le compte, métier par métier
Le tableau ci-dessous donne des ordres de grandeur, hors mentions légales et confidentialité. C’est un point de départ, à ajuster à ce que vous faites vraiment : une page pour un service que vous ne vendez pas n’a aucune raison d’exister.
| Métier | Pages utiles | Le découpage |
|---|---|---|
| Couvreur | 3 à 5 | Accueil, réfection de toiture, fuites et urgences, zinguerie et gouttières, isolation des combles si vous la faites |
| Plombier chauffagiste | 3 à 5 | Accueil, dépannage, chauffage (chaudière, pompe à chaleur), salle de bains |
| Électricien | 2 à 4 | Accueil, dépannage, rénovation électrique, borne de recharge si vous êtes habilité |
| Menuisier | 2 à 4 | Accueil, fenêtres et portes, agencement sur mesure, réalisations |
| Maçon | 2 à 4 | Accueil, extension et construction, rénovation de bâti ancien, petits travaux extérieurs |
| Peintre en bâtiment | 1 à 3 | Accueil avec réalisations ; ravalement et décoration à part si ce sont deux clientèles |
| Ramoneur | 1 à 2 | Une page complète ; une seconde pour le tubage ou l’entretien de poêle si vous en faites |
| Garage | 2 à 4 | Accueil, entretien et réparation, carrosserie, pneus ou climatisation selon l’atelier |
Ces découpages suivent les grandes familles de demandes de chaque métier. Ils n’engagent rien : si l’essentiel de vos appels concerne un seul type de travaux, c’est lui qui mérite la page la plus soignée, et les autres peuvent rester des paragraphes sur l’accueil.
Quand une seule page suffit
Un site d’une page est tout à fait défendable, et souvent le meilleur choix pour démarrer :
- vous faites un seul métier, sur un secteur bien défini ;
- vos clients arrivent surtout par le bouche-à-oreille et viennent vérifier que vous existez ;
- vous avez peu de temps à consacrer aux textes et aux photos.
Sur téléphone, une page bien construite se lit d’un seul geste du pouce, du titre au numéro. Une page complète vaut mieux que cinq pages creuses. Google l’écrit lui-même : il ne privilégie aucun nombre de mots, et se demander combien de mots il faudrait est plutôt un signal d’alerte.
Source : Google Search Central, « Créer du contenu utile, fiable et axé sur les personnes », consultée le 22/10/2026.
Quand ajouter une page
- Vous faites deux métiers qui ne s’adressent pas aux mêmes clients : charpente et couverture pour des particuliers, bardage pour des bâtiments agricoles.
- Vous mêlez urgence et projet. La personne qui a une fuite et celle qui prépare une rénovation complète ne lisent pas la même page.
- Un type de travaux rapporte l’essentiel de votre chiffre. Il mérite sa page, avec ses photos, ses questions, son délai.
- Une question revient à chaque appel. Les aides à la rénovation, le certificat de ramonage, la garantie : une page qui y répond vous fait gagner du temps au téléphone.
Une bonne façon de savoir : la Search Console de Google montre les recherches sur lesquelles votre site apparaît déjà. Quand une recherche revient souvent et qu’aucune page n’y répond précisément, c’est la prochaine page à écrire. Le guide du référencement local pour artisan explique comment lire ces données.
Les pages qui ne servent à rien
- Une page par commune avec le même texte, où seul le nom du village change. Google range parmi les pages satellites interdites par ses règles anti-spam « plusieurs pages ou noms de domaine qui ciblent des régions ou des villes spécifiques ». Une phrase claire sur votre zone, sur l’accueil, fait mieux.
- Les « Actualités » dont la dernière date de 2019. Elles disent au visiteur que l’entreprise dort.
- La page « Nos valeurs » qui aligne engagement, écoute et qualité.
- La page « Partenaires » qui affiche des logos de fournisseurs sans rien expliquer.
- Toute page « en construction ». Si elle n’est pas prête, elle n’est pas en ligne.
Source : Google Search Central, « Règles concernant le spam pour la recherche Google », section pages satellites, consultée le 22/10/2026.
Ce qui compte plus que le nombre
Chaque page utile a les mêmes ingrédients : un titre qui dit le type de travaux et le secteur, des photos de ce type de chantier, trois ou quatre réponses aux questions qu’on vous pose, et le numéro bien visible. La page site de couvreur montre ce que cela donne sur une page d’accueil complète.
Le prix compte aussi : si un prestataire facture à la page, une page inutile se paie deux fois, à la création puis en temps perdu pour le visiteur. Notre page ce que coûte vraiment un site d’artisan explique comment lire un devis de création.
Questions fréquentes
Un site d’une seule page est-il mal vu par Google ?
Non. Google indique ne privilégier aucun nombre de mots : une page qui répond clairement à la recherche peut très bien se classer.
Faut-il créer une page par commune où je travaille ?
Non. Des pages presque identiques qui ne changent que le nom de la ville sont rangées par Google parmi les pages satellites interdites. Une phrase claire sur votre zone, et votre fiche Google, suffisent.
Faut-il un blog sur un site d’artisan ?
Pour la plupart des artisans, non. Un blog abandonné fait plus de tort qu’aucun blog ; une page qui répond à une question fréquente rend plus de services.
Combien de pages pour commencer ?
Une page d’accueil complète et les pages légales. Ajoutez ensuite une page chaque fois qu’un type de travaux ou une question revient souvent dans vos appels.
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