À quoi ressemble un bon site de carreleur
Un carrelage se juge à vingt centimètres : les joints, les coupes, le carreau qui tombe juste. Le client regarde vos photos de la même façon. Ce qui suit dit quoi lui montrer, et dans quel ordre.
Mis à jour le 2026-10-22 · Andrei Chirtes, 2Cafés
Un carrelage se juge de près. Le client se penche sur les joints, regarde si les carreaux tombent juste autour du siphon, passe la main sur le bord d’une marche. Sur un site, il fait la même chose avec les photos. Celles que vous montrez doivent supporter ce regard-là.
Les demandes qu’un carreleur reçoit
- La salle de bains. Pour beaucoup de carreleurs, c’est l’essentiel du carnet : rénovation complète, faïence murale, douche à l’italienne. Le client veut voir des salles de bains finies et savoir qui s’occupe de la plomberie.
- Le remplacement d’une baignoire par une douche. Souvent pour un parent âgé, parfois financé par une aide publique. La personne qui appelle peut être un enfant qui organise le chantier pour ses parents.
- Les sols d’une pièce de vie. Grands formats, imitation parquet, rénovation d’un vieux carrelage. La question porte sur le support : faut-il déposer l’ancien, faut-il un ragréage ?
- La terrasse. Dallage extérieur, plage de piscine, escalier. Il y est question de gel, de pente et d’évacuation de l’eau.
- Le petit dépannage. Quelques carreaux cassés, des joints noircis. Beaucoup de carreleurs ne le prennent pas ; si vous le faites, dites-le.
Ce qui doit tenir dans le premier écran
- Le métier, la spécialité et la commune. « Carreleur à Riom — salles de bains, sols et terrasses ».
- Le numéro et le bouton de demande de devis. Pour une salle de bains, le client préfère souvent écrire et joindre des photos de l’existant ; laissez-lui les deux possibilités.
- Une photo de près d’un de vos chantiers. Une douche finie, cadrée serré, avec une lumière qui montre les joints, vaut mieux qu’une pièce entière vue de loin.
- Le secteur, en communes. Pour une salle de bains de deux semaines, le client veut savoir que vous venez chez lui.
La douche de plain-pied et l’aide à l’adaptation
Remplacer une baignoire par une douche sans seuil est l’un des travaux que finance MaPrimeAdapt’, l’aide de l’Anah pour adapter un logement à l’âge ou au handicap. Le carrelage qu’il faut refaire à cette occasion est pris en charge avec le reste des travaux, dans la limite du plafond.
Source : Anah, « Les aides financières en 2026 », édition septembre 2026, pages consacrées à MaPrimeAdapt’.
Ce que cela change pour votre site : une page « Douche de plain-pied » qui dit que vous réalisez ce type de chantier, que l’aide existe, et que la démarche passe par un assistant à maîtrise d’ouvrage qui fait d’abord un diagnostic du logement. Le calcul de l’aide revient à cet assistant. Votre part est de montrer que vous connaissez le parcours et que vos devis arrivent à temps, puisque le dossier se dépose avec eux avant le début des travaux.
Les preuves qui comptent chez un carreleur
Des photos rapprochées
Un joint régulier, une coupe nette autour d’une canalisation, un carreau entier au bon endroit plutôt qu’une bande de deux centimètres le long d’un mur : c’est là que le client voit la différence entre deux carreleurs. Prenez à chaque chantier une vue d’ensemble et trois ou quatre détails. Le guide sur les photos de chantier pour son site montre comment éviter les reflets sur un carrelage brillant.
Ce qu’il y a sous le carrelage
Dans une douche, l’étanchéité est posée avant le carrelage et ne se revoit plus. Une photo prise à ce moment-là, avec une ligne d’explication, rassure plus que n’importe quel discours sur la qualité. Même chose pour un ragréage, une chape ou la pente d’une terrasse.
L’assurance, travaux par travaux
Pour la faïence et le carrelage décoratif en intérieur, l’assurance décennale est facultative. Elle est obligatoire pour une terrasse, une piscine, un revêtement de façade ou une réparation de fissures. Si vous faites des terrasses, écrivez le nom de votre assureur et les activités couvertes. Le guide afficher l’assurance décennale sur son site détaille la présentation.
Qui fait la plomberie
Pour une salle de bains, le client veut un seul interlocuteur. Si vous travaillez avec un plombier attitré, dites-le, et précisez qui établit le devis global. Le client hésite moins quand il sait qu’il n’aura pas à coordonner deux entreprises. La page sur le site d’un plombier montre l’autre côté du même chantier.
Les terrasses, un métier à part
Une terrasse carrelée affronte le gel et la pluie. Le client qui en cherche une veut savoir comment vous choisissez un carreau qui supporte l’hiver, comment l’eau s’écoule, ce qu’il y a dessous. Si vous en faites, une page dédiée avec deux chantiers et quelques lignes sur la préparation du support suffit. Quand la dalle elle-même est à couler, la page sur le site d’un maçon présente le métier voisin.
Ce qu’on peut retirer sans rien perdre
Les photos de showroom fournies par le négoce ne montrent pas votre travail, et le client les reconnaît. La liste des matériaux « grès cérame, faïence, pierre naturelle, mosaïque, terre cuite » peut tenir en une phrase. Les noms de collections et de fabricants parlent d’un catalogue, pas de vous. Gardez la place pour vos chantiers.
Les erreurs qu’on voit le plus souvent
- Des photos de loin et floues. Elles cachent justement ce que le client veut voir.
- Rien sur la dépose de l’ancien carrelage. C’est une ligne importante du devis, et le client se demande si elle est comprise.
- Un formulaire de devis sans pièce jointe. Une photo de la salle de bains actuelle et ses dimensions vous évitent un déplacement inutile. Le guide sur le formulaire de demande de devis détaille les champs utiles.
- Aucune indication de délai. Une salle de bains hors service pendant trois semaines s’organise : le client veut savoir combien de temps il se douchera ailleurs.
Combien de pages pour un carreleur
Une page d’accueil, une page salle de bains, une page sols, une page terrasses si vous en faites, et une page de réalisations. La page douche de plain-pied vient en plus si vous visez ce marché. Au-delà, chaque page doit avoir un vrai sujet ; le guide combien de pages pour un site d’artisan aide à trancher.
Questions fréquentes
Un carreleur doit-il avoir une assurance décennale ?
Elle est obligatoire avant le début des travaux pour une terrasse, une piscine, un revêtement de façade ou une réparation de fissures. Elle est facultative pour la faïence et le carrelage décoratif posés en intérieur. Pour une douche à l’italienne, où l’étanchéité est en jeu, demandez à votre assureur ce que couvre votre contrat avant de l’écrire sur le site.
Puis-je parler de MaPrimeAdapt’ sur mon site ?
Oui, si vous faites des salles de bains adaptées. Expliquez en deux phrases à qui s’adresse l’aide (70 ans et plus, ou 60 à 69 ans selon le degré d’autonomie, ou handicap, sous conditions de revenus) et renvoyez vers France Rénov’ pour les démarches. N’écrivez pas de montant garanti : l’aide dépend des revenus et du diagnostic fait par l’assistant à maîtrise d’ouvrage.
Faut-il une page à part pour la douche à l’italienne ?
Si vous en faites régulièrement, oui. C’est une demande précise, souvent liée au remplacement d’une baignoire, et le client qui la cherche veut voir l’étanchéité, le siphon et l’absence de seuil. Une page dédiée avec deux ou trois chantiers répond mieux qu’une ligne dans une liste de prestations.
Un site sert-il si je travaille surtout en sous-traitance ?
Oui, pour deux raisons. Une entreprise générale qui cherche un carreleur vérifie votre existence et vos réalisations en ligne, et vos propres clients particuliers vous retrouvent plus facilement. Une page sobre, avec vos chantiers, votre secteur et votre assurance, suffit pour les deux.
Votre site d’artisan, avec vos chantiers et votre secteur.
Nous le construisons avec vos photos et votre zone d’intervention, pour 790 €, puis 50 € par mois pour l’héberger et le suivre. Avant de décider, nous pouvons vous montrer une maquette gratuite de votre page d’accueil.